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Les permis de conduire numériques américains validés comme preuves d'identité pour les banques Publié le 28 septembre 2026 par Christ-loisele (3 min de lecture)
Les régulateurs financiers américains ont autorisé l'usage des permis de conduire mobiles comme identifiants numériques vérifiables pour les clients des banques. Cette décision ouvre une nouvelle voie pour les vérifications d'identité sécurisées, notamment via les Verifiable Digital Credentials (VDCs).
Vidéo : How Verifiable Digital Credentials Work (SpruceID, YouTube)
Une décision des régulateurs américains
Le 8 septembre 2026, cinq autorités financières américaines, la Réserve fédérale (Federal Reserve), le FDIC, la NCUA, l’OCC et FinCEN, ont publié une directive commune confirmant que les banques et coopératives de crédit peuvent utiliser les mobile driver’s licenses (mDLs) émis par les États comme preuves d’identité numériques vérifiables. Ces permis de conduire mobiles, conformes aux normes internationales, sont désormais reconnus comme un moyen de vérification documentaire dans le cadre du Customer Identification Program (CIP), obligatoire pour les institutions financières.
Les banques extraient directement des VDCs des attributs structurés pour remplir les exigences du CIP, tout en garantissant traçabilité et conformité
Illustration : Lawing Tech
Les Verifiable Digital Credentials (VDCs) : une révolution pour les banques
Les Verifiable Digital Credentials (VDCs), dont les mDLs font partie, sont des identifiants numériques sécurisés, signés électroniquement par l’État émetteur et liés au terminal de l’utilisateur. Leur utilisation repose sur plusieurs critères de sécurité : validité non expirée, présence d’une photographie, protection par un code PIN ou une vérification biométrique, et absence de révocation. Selon la directive des régulateurs américains, ces VDCs peuvent être intégrés aux processus de conformité existants sans obligation pour les banques de les accepter systématiquement.
Cette approche réduit la dépendance aux documents physiques, comme les copies scannées des pièces d’identité, et limite les erreurs de saisie manuelle. Les banques extraient directement des VDCs des attributs structurés (nom, date de naissance, adresse, numéro d’identification) pour remplir les exigences du CIP, tout en garantissant la traçabilité et la conformité.
IDEMIA en tête de la certification et déploiement des mDLs
IDEMIA Public Security, spécialiste de la sécurité numérique, a marqué un tournant en obtenant la première certification ISO/IEC 18013-5 pour son lecteur de mDLs, le mID Reader . Cette norme internationale garantit l’interopérabilité et la fiabilité des permis de conduire mobiles. L’entreprise a déjà déployé son solution Mobile ID dans sept programmes étatiques américains, facilitant l’adoption des VDCs par les institutions financières.
Le processus de vérification repose sur plusieurs étapes clés : validation de la signature numérique de l’émetteur, vérification du lien entre le VDC et le terminal utilisé, contrôle de la validité et de l’absence de révocation, ainsi qu’une authentification biométrique en temps réel. Ces mesures renforcent la confiance dans l’identité numérique partagée.
Ce que cela change ici
Pour les entreprises et administrations du Bénin et d’Afrique de l’Ouest, cette avancée américaine pourrait inspirer des réflexions sur l’adoption de systèmes similaires de vérification d’identité numérique. Les banques locales, confrontées à des défis de conformité et de fraude, pourraient s’intéresser aux VDCs pour simplifier les processus de Know Your Customer (KYC) tout en renforçant la sécurité. Par exemple, un permis de conduire numérique béninois, aligné sur des normes internationales comme l’ISO/IEC 18013-5, pourrait être utilisé pour ouvrir des comptes bancaires ou souscrire des assurances sans recourir à des documents physiques.
Les administrations, comme la Direction générale des impôts ou les services de migration, pourraient aussi tirer profit de cette technologie pour réduire les délais de traitement des demandes administratives. Cependant, une telle transition nécessiterait une collaboration entre les régulateurs financiers, les éditeurs de solutions technologiques et les États pour garantir l’interopérabilité et la sécurité des identifiants numériques.
Sources