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La BIDC injecte 390 millions USD en Afrique de l’Ouest : énergie, mines et infrastructures au cœur des financements Publié le 1er octobre 2026 par Rédaction Lawing Tech (5 min de lecture)
Le Conseil d’Administration de la BIDC a validé lors de sa 101ᵉ réunion à Lomé (Togo) des financements totalisant 390 millions USD pour des projets dans les secteurs de l’énergie, des mines, des transports et de l’agriculture. Ces investissements ciblent des acteurs comme MOSL Limited et Azumah Resources Ghana Limited, avec des retombées attendues sur les chaînes de valeur régionales.
Quels projets ont été financés et par quels montants ?
Lors de sa 101ᵉ réunion ordinaire tenue le 28 septembre 2026 à Lomé (Togo), le Conseil d’Administration de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a approuvé quatre opérations stratégiques totalisant 390 millions USD , selon Financial Afrik et L’Économiste Sénégal . Ces financements visent à renforcer les secteurs clés de l’Afrique de l’Ouest : énergie, mines, transports et agriculture.
Le premier projet concerne MOSL Limited , une entreprise ghanéenne spécialisée dans l’approvisionnement en produits pétroliers, qui a obtenu une facilité de 50 millions USD pour sécuriser les approvisionnements énergétiques au Ghana. Ce financement s’inscrit dans un contexte où la demande en énergie reste un défi majeur pour les États membres de la CEDEAO.
Le projet le plus lourd, avec 230 millions USD , a été alloué à Azumah Resources Ghana Limited pour le développement du projet aurifère Black Volta , l’un des plus importants gisements d’or non exploités en Afrique de l’Ouest. Ce financement pourrait positionner le Ghana comme un acteur majeur dans le secteur minier régional.
Le Nigéria a quant à lui reçu 100 millions USD pour la phase II du projet ferroviaire Kano-Maradi , un corridor stratégique reliant le Nigeria au Niger. Ce projet, qui inclut l’acquisition de matériel roulant, vise à améliorer la mobilité des personnes et des marchandises entre les deux pays, selon les explications du site yop.l-frii.com .
Enfin, une enveloppe de 10 millions USD a été attribuée à la phase pilote de l’Initiative ouest-africaine pour une agriculture intelligente face au climat (WAICSA) , couvrant le Ghana, le Sénégal et le Togo . Cette initiative, dirigée par le Dr George Agyekum Donkor, vise à renforcer la résilience climatique des systèmes agricoles locaux.
Ces investissements traduisent la volonté de la Banque de financer des projets ayant un impact économique et de développement tangible, tout en renforçant les chaînes de valeur régionales.
Photo d'illustration : paiement mobile (Akhilan, CC BY-SA 4.0)
Comment ces financements s’inscrivent-ils dans la Stratégie GRO 2026-2030 de la BIDC ?
Les approbations de la BIDC s’inscrivent dans le cadre de sa Stratégie GRO 2026-2030 , qui priorise l’intégration régionale, la croissance économique et la durabilité, comme l’indique Financial Afrik . Ces projets contribuent à plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD) , notamment l’ODD 1 (pas de pauvreté), l’ODD 2 (faim « zéro »), l’ODD 8 (travail décent et croissance économique), l’ODD 9 (industrie, innovation et infrastructure) et l’ODD 13 (mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques).
Le Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC, a souligné que ces investissements traduisent une volonté de financer des projets à impact économique et de développement tangible . Selon lui, ces opérations approuvées renforceront les chaînes de valeur régionales , faciliteront les échanges commerciaux et créeront des emplois, comme mentionné dans les déclarations rapportées par L’Économiste Sénégal .
Par exemple, le projet ferroviaire Kano-Maradi pourrait servir de modèle pour d’autres corridors transfrontaliers en Afrique de l’Ouest, améliorant ainsi la connectivité physique entre les États membres. De même, l’initiative WAICSA pourrait inspirer des partenariats similaires dans d’autres pays de la sous-région pour faire face aux défis climatiques.
Ce que cela change ici : opportunités et défis pour les entreprises et administrations du Bénin et d’Afrique de l’Ouest
Pour les entreprises béninoises et ouest-africaines , ces financements pourraient ouvrir des opportunités de partenariats dans les secteurs ciblés par la BIDC. Par exemple, les entreprises spécialisées dans les infrastructures ferroviaires pourraient s’inspirer du projet Kano-Maradi pour proposer des solutions similaires dans d’autres pays, comme le Bénin, où les liaisons ferroviaires restent limitées. De même, les acteurs du secteur minier pourraient tirer des enseignements du projet Black Volta pour explorer de nouveaux gisements dans la sous-région.
Côté administrations publiques , ces investissements pourraient servir de levier pour négocier des financements similaires auprès de la BIDC. Le Bénin, par exemple, pourrait s’appuyer sur ces exemples pour développer des projets dans l’agriculture résiliente ou les énergies renouvelables , deux secteurs où la demande est croissante. La réussite de l’initiative WAICSA au Ghana, Sénégal et Togo pourrait encourager Cotonou à intégrer des approches similaires dans ses politiques agricoles.
Cependant, ces financements soulèvent aussi des défis . Les entreprises locales devront se préparer à concourir avec des acteurs régionaux déjà expérimentés, comme MOSL Limited ou Azumah Resources Ghana Limited. Par ailleurs, les administrations devront renforcer leurs capacités pour gérer efficacement ces nouveaux projets, notamment en matière de gouvernance et de transparence, des critères souvent mis en avant par la BIDC dans ses appels à projets.
Enfin, ces investissements pourraient stimuler la coopération sous-régionale . Le Bénin, membre de la CEDEAO, pourrait ainsi bénéficier indirectement de ces projets en participant à des chaînes de valeur élargies, par exemple dans le transport de marchandises via des corridors comme Kano-Maradi ou dans l’approvisionnement énergétique grâce à des initiatives similaires à celle de MOSL Limited.
Quels secteurs pourraient être les prochains bénéficiaires des financements de la BIDC ?
Bien que les secteurs de l’énergie, des mines, des transports et de l’agriculture aient été les principaux bénéficiaires de ces financements, la BIDC pourrait étendre ses investissements à d’autres domaines stratégiques pour l’Afrique de l’Ouest. Selon les déclarations du Dr George Agyekum Donkor, la Banque met l’accent sur des projets ayant un impact économique tangible , ce qui laisse présager des opportunités dans des secteurs comme les technologies numériques , les énergies renouvelables ou encore la santé , comme évoqué dans les rapports de yop.l-frii.com .
Par exemple, des projets liés à la digitalisation des services publics ou à la cybersécurité pourraient attirer l’attention de la BIDC, notamment dans un contexte où les cybermenaces pèsent sur les infrastructures critiques. De même, des initiatives visant à améliorer l’accès à l’électricité solaire ou éolienne dans les zones rurales pourraient être prioritaires, en alignement avec les ODD ciblés par la Banque.
Pour les entreprises et administrations du Bénin, cela signifie qu’il sera crucial de se positionner sur ces nouveaux créneaux en préparant des dossiers de projet solides, conformes aux critères de la BIDC. Les partenariats public-privé (PPP) pourraient également jouer un rôle clé pour mobiliser ces financements, comme cela a été le cas pour les projets approuvés lors de la réunion de Lomé.
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