FluidCloud lance vHOP : une solution clé pour les migrations hors VMware sans dépendre de VDDK
FluidCloud a dévoilé vHOP, un service de migration VMware qui remplace VDDK par son propre moteur de copie de disque et automatise la traduction des politiques réseau. Cette solution, disponible depuis octobre 2026, cible les entreprises dépendantes de VMware et souhaitant migrer vers AWS, Azure, Google Cloud ou Nutanix sans obstacle technique. Elle inclut une cartographie complète des VMs, réseaux et règles de sécurité, réduisant les risques de blocage lors des transferts.
par Rédaction Lawing Tech (4 min de lecture)

Pourquoi vHOP contourne-t-il VDDK, désormais restreint par Broadcom ?
FluidCloud a développé vHOP (VM Hopping Engine) en réponse à la restriction imposée par Broadcom sur l’utilisation du VMware Virtual Disk Development Kit (VDDK). Depuis août 2026, Broadcom a limité l’accès licencié de VDDK aux seules opérations de sauvegarde et de récupération, selon Network World. Cette décision a compliqué les migrations VMware, car VDDK était largement utilisé pour copier les disques virtuels avant leur transfert vers d’autres environnements.
vHOP évite ce problème en utilisant les API standard de VMware ESXi via le protocole Network File Copy (NFC), comme l’explique FluidCloud. Contrairement à VDDK, cette approche ne dépend pas des restrictions de licence imposées par Broadcom, tout en offrant une performance améliorée : jusqu’à 2 fois plus rapide pour la restauration et la création d’images, selon les tests internes de FluidCloud.
vHOP transforme les règles de sécurité et les dépendances réseau en code Terraform en trois jours, permettant aux équipes de savoir exactement ce qu’elles déplacent avant même de choisir un outil de copie de disques.

Comment vHOP automatise-t-il la traduction des politiques réseau et de sécurité ?
L’un des défis majeurs des migrations VMware réside dans la traduction des configurations réseau et des règles de sécurité, souvent complexes et mal documentées. vHOP résout ce problème en intégrant une découverte agentless des machines virtuelles, des réseaux, des groupes NSX et des politiques de pare-feu via les API VMware vCenter et NSX Manager. Ces données sont ensuite traduites en modules Terraform pour le cloud cible, comme l’indique Yahoo Finance.
Cette fonctionnalité permet aux équipes IT de générer un plan d’architecture cible, un plan de migration des pare-feu et du code infrastructure avant même le transfert des données. vHOP identifie également les outils tiers dépendants de VDDK dans l’écosystème actuel, évitant ainsi les incompatibilités. Par exemple, les règles NSX sont converties en équivalents pour AWS, Azure, Google Cloud ou Oracle Cloud Infrastructure (OCI), tout en signalant les limites de quota potentielles.
Quelles performances et scalabilité offre vHOP pour les migrations massives ?
FluidCloud met en avant la capacité de vHOP à traiter des volumes importants de machines virtuelles en une seule opération. Selon Network World, vHOP peut migrer plus de 1 000 machines virtuelles en une seule batch, une performance rendue possible par l’optimisation des transferts via des snapshots compressés. Ces snapshots réduisent les données transférées d’un facteur 5x en ne copiant que les blocs de données modifiés sur les disques, accélérant ainsi le processus.
Deux versions de vHOP sont proposées : une self-service qui génère un plan en quelques minutes, idéale pour les migrations simples, et une engineer-led qui offre une analyse approfondie en trois jours, incluant la cartographie complète des dépendances réseau et des politiques de sécurité. Cette dernière version est particulièrement adaptée aux environnements critiques où la précision et la planification sont essentielles.
Ce que cela change ici : opportunités pour les entreprises et administrations d’Afrique de l’Ouest
Pour les entreprises et administrations d’Afrique de l’Ouest, dont beaucoup dépendent encore de VMware pour leurs infrastructures critiques, vHOP pourrait offrir une solution viable pour réduire la dépendance à Broadcom tout en facilitant les migrations vers des clouds publics ou des environnements hybrides. Avec la restriction de VDDK, les organisations locales pourraient se retrouver bloquées dans leurs projets de modernisation ou de diversification cloud, surtout si elles utilisent des outils tiers dépendants de cette technologie.
vHOP permettrait notamment aux DSI béninoises et régionales de planifier des migrations plus sécurisées vers des plateformes comme AWS ou Azure, souvent choisies pour leurs workloads critiques, ou vers Google Cloud pour des projets moins sensibles. La traduction automatique des politiques NSX en Terraform réduirait les risques d’erreurs humaines lors de la reconfiguration des réseaux, un enjeu majeur dans les environnements où les ressources IT sont parfois limitées. Enfin, la capacité à traiter des centaines de VMs en une seule opération pourrait accélérer les projets de consolidation d’infrastructures, un besoin récurrent dans les administrations africaines en quête d’efficacité.
Cependant, l’adoption de vHOP dépendra de la maturité des équipes IT locales pour exploiter des outils basés sur Terraform et des APIs complexes. Une formation ciblée ou le recours à des partenaires techniques pourraient être nécessaires pour tirer pleinement parti de cette solution.
Sources
- FluidCloud replaces VDDK with its own disk copy engine for VMware exitsNetwork World, 27 octobre 2026
- FluidCloud launches vHOP, a VMware exit package, for enterprises that don’t depend on Broadcom’s VDDKYahoo Finance, 27 octobre 2026
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